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21-04-2016

La participation des salariés dans les entreprises reste mesurée

Le soutien apporté aux syndicats et aux élections sociales demeure solide et même, est conforté

Bruxelles, 21 avril 2016 - Si nous devons en croire les consultants, une révolution de l'organisation du travail est en cours dans les entreprises. Les marchés se mondialisent et changent rapidement. La disruption numérique bouleverse de nombreux secteurs. Du coup, on assisterait à une certaine décentralisation. De plus en plus de décisions seraient déléguées à des équipes relativement autonomes. La participation du salarié moderne serait donc beaucoup plus active. Une enquête menée par Randstad démontre cependant qu'il faut relativiser ces hypothèses. Selon les travailleurs, les possibilités de participation n'ont pas augmenté au fil du temps. La traditionnelle organisation hiérarchisée du travail résiste beaucoup mieux qu'on ne pourrait le croire. La même étude indique également que les syndicats bénéficient toujours d'un soutien solide dans les entreprises. Cet appui s’est même renforcé au cours des quatre dernières années, après un tassement antérieur.  

pas de révolution
Randstad étudie depuis 2004 le taux de participation des salariés dans les entreprises. Elle est donc bien placée pour vérifier l'hypothèse selon laquelle une révolution de l'organisation du travail serait en cours. Une révolution qui se traduirait par une décentralisation des processus décisionnels et par une délégation des décisions à des équipes relativement autonomes. Les résultats de l'enquête ne confirment en aucun cas ce scénario. Quand on demande aux salariés d'évaluer leur possibilité de participation sur une échelle de 1 à 10, la moyenne générale s’élève à 6,3. On constate bien une légère hausse par rapport à 2012 (6,1 à l'époque) mais on reste en dessous du score de 2008 (6,5). Sur une longue période, il n'est donc pas question de progression structurelle, au contraire. Cette année encore, les scores du secteur privé sont supérieurs à ceux du secteur public. Cependant, cette différence ne se remarque que dans les organisations de plus de 100 personnes. Dans les institutions publiques plus petites, les travailleurs sont plus satisfaits que dans le secteur privé.

une érosion compensée
En 2012, les canaux de participation institutionnels, comme le conseil d'entreprise, le comité de prévention et de protection au travail et la délégation syndicale avaient perdu de leur popularité par rapport à 2008. En 2016, cette perte a été globalement compensée. Il faut probablement y voir un effet conjoncturel.

l'intérêt pour les élections sociales augmente
Par rapport à 2012, l'intérêt des salariés pour les élections sociales est en augmentation. 53% d'entre eux sont intéressés et 55% iraient voter s'ils en avaient l'occasion (72% là ou les élections sociales seront effectivement organisées). La hausse est très sensible dans les deux cas (respectivement 40 et 48% à l'époque). La diminution que nous avions constatée en 2012 ne se confirme donc pas. Au contraire.

 

aucune trace d'un affaiblissement du soutien aux syndicats
Enfin, le soutien apporté aux syndicats dans les entreprises reste très net après une baisse en 2012 et connaît même un renforcement. 71% des salariés affirment que les syndicats savent ce qui se passe au sein du personnel. Il y a quatre ans, ils n'étaient que 66% à le penser. 53% des salariés se sentent très concernés par l'action syndicale (44% en 2012). Contrairement à ce que certains observateurs avancent, on n'assiste donc pas à une baisse structurelle du soutien apporté aux syndicats dans les entreprises belges. L'érosion observée précédemment avait probablement des causes conjoncturelles.

 

téléchargez l'étude complete

 

 


Pour de plus amples informations:

Jan Denys
Director Corporate Communications
Tél: 0495 599 415
#randstadbelgium
#denysjan

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